Aujourd’hui dans la catégorie « divers », c’est de tatouage que nous allons parler.
On va dire que tout ceci est de circonstance, car je viens de me faire tatouer (on n’y reviendra dans quelques lignes).
Tout d’abord, un peu de culture!
Qu’est-ce que c’est?
Un tatouage est un dessin indélébile sous la peau. C’est un type de modification corporelle. La technique du tatouage consiste à introduire dans la peau des matières colorantes (pigments) : la couleur ainsi introduite apparaît ensuite par « transparence » après cicatrisation de la plaie provoquée par le piquage.
La peau est composée de trois couches (épiderme, derme et hypoderme) : l’encre est déposée par l’aiguille dans un espace assez précis à la limite entre le derme et l’épiderme. La profondeur de la piqûre varie en fonction des types de peaux et des parties du corps : entre 1 et 4 mm, les zones les plus épaisses se situant dans le dos.
D’où vient le mot « tatouage »?
Le mot vient du tahitien « tatau », qui signifie marquer ou dessiner. La racine du mot, « ta » renvoie aux verbes frapper, inciser. Le Docteur Berchon, traducteur du deuxième voyage de Cook vers Tahiti en 1772 employa pour la première fois le mot « Tatoo ». En 1858, le mot fut officiellement francisé en « Tatouage » et fit son apparition dans le dictionnaire de Littré.
Quelle est son histoire?
Tatouer est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique.
Le tatouage serait mal considéré dans la culture occidentale à cause des condamnations judéo-chrétiennes qui l’entourent : Levitique 19:28 (Ancien Testament) «Vous ne vous ferez pas d’incisions sur le corps à cause d’un mort et vous ne ferez pas dessiner des tatouages sur le corps. Je suis l’Eternel.» (Rites pratiqués par les égyptiens et certains peuples du Moyen-Orient). Le Judaisme interdit donc toute inscription entaillée et marquée à l’encre indélébile.
Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Ces mêmes marins européens se tatouaient souvent un crucifix sur tout le dos afin de se prémunir de la flagellation en cas de punition car c’était un crime que de défigurer une image pieuse …
Ce système d’identification était aussi un moyen sûr et efficace de renseignements des fiches des forces de police sur la pègre avant l’arrivée de la photo d’identité. Les fiches de polices jusqu’au XIXe siècle comportaient la signalisation et la description de chaque tatouage qui permettait ainsi de caractériser sans erreur un individu.
(source : Wikipédia)
Aujourd’hui, le tatouage a bien évolué.
Pour ma part, j’ai dessiné moi-même le motif: mon prénom japonais en kanji, avec un hibiscus rouge. J’avais le modèle dans la tête depuis bien longtemps, mais attention, il est aussi important de choisir son tatoueur que de choisir son tatouage!
Je me suis rendue à ABRAXAS Saint Honoré pour prendre rendez-vous avec Juju, le tatoueur dont j’avais admiré le style, à travers son travail. Boutique clean, qui ne néglige pas l’hygiène (super important), bon emplacement et personnel agréable.
Une semaine plus tard, pas du tout stressée mais plutôt super impatiente, je discute avec le tatoueur des éventuelles modifications à faire sur mon dessin, et il réussit à le rendre encore plus joli.
Il me pose le modèle décalqué sur une feuille de carbone sur la peau (sur l’omoplate droite), et je peux m’installer confortablement pour rester immobile pendant environ 1h.
Aiguilles à usage unique, bruit strident entre le bourdonnement d’une abeille et la fameuse fraise de chez le dentiste, il commence les contours. Et là arrive la question existentielle que tout le monde se pose: ça fait mal?!
Pour répondre, moi je dirai que le tout est largement supportable, le plus douloureux étant la couleur, nécessitant un piquage plus profond. Le léger dégradé nécessite aussi de repasser par-dessus une zone déjà sensibilisée, et ça c’est moins agréable. Mais pour le tout, je n’ai pas vécu l’heure comme une torture, bien au contraire. Il y a même des moments où j’aurais pu m’endormir!
Et voilà le résultat (photo ci-contre) ^^
Maintenant, je suis bonne pour le laver avec un savon hypoallergénique 2 fois par jour, à mettre de la crème cicatrisante 4 à 5 fois par jour, et à ne plus porter de vêtements serrés pendant environ 1 mois.
Mais ça en valait la peine!
Et surtout, n’oubliez pas: le tatouage est irréversible!



Vlad : Au fait, j’ai oublié de te le montrer en vrai! La prochaine fois je n’y manquerai pas lol
Babou : S’il y a seulement des jours où tu aimerais franchir le pas, alors je ne te le conseille pas, il faut être sûr de soi! C’est quoi le fameux endroit? Creux des reins? Sur l’aisne?
ppeut : Merci beaucoup! C’est vrai qu’il faut s’assurer que le tatouage vieillira bien, et que tu ne t’en lassera pas. Dans mon cas, il est tellement personnel que je me le suis totalement appropriée ^^
Il est superbe ton tatouage.
Chez les autres je trouve cela joli mais je ne me vois pas franchir le pas.
C’est vrai que le caractère irréversible me rebute.
Bon week-end.
Oui je sais je vais me répéter, mais je te le redis : Trop beau ton tatouage !!!! Moi y’a des jours où j’aimerais bien franchir le pas mais j’ose pas, et puis l’Homme n’en est pas fana non plus donc bon… et puis je suis une grande douillette, surtout à l’endroit où j’aimerai le faire… enfin bon, t’as bien fait de te lancer
Coucou
Voila enfin le chef d’oeuvre ^^ C’est vrai qu’il à un rendu encore meilleur que le dessin que tu m’avais montré. Je le trouve très beau en tout cas et l’emplacement que tu as choisis est parfait pour ce genre de tatouage. Pour ma part, je n’ai pas envie de me faire tatouer mais je trouve que le tien te va bien en tout cas d’après ce que je vois.
Bisous,
Vlad