Acteurs : Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Mylène Jampanoï
Histoire : Celle de Lucien Ginsburg, dans les années 1940. Ses talents artistiques, aussi bien en peinture qu’en poésie, jusqu’à la musique, qui a marqué les français à jamais. Son avant-gardisme, ses histoires d’amour, ses chansons, tout est là, conté par le réalisateur à travers ses interprétations.
Mon avis : J’avais déjà vu un documentaire sur Gainsbourg, je connaissais donc déjà bien sa vie. Ce n’était donc pas dans le but d’en apprendre davantage sur lui que je suis allée voir le film, mais plutôt par curiosité. Je voulais voir comment Eric Elmosnino pouvait s’approprier le rôle de ce personnage atypique. Verdict: l’acteur est bluffant, et excèle là où bien d’autres auraient été médiocres. Outre une ressemblance physique indéniable (et cela vaut aussi bien pour Laeticia Casta/Brigitte Bardot et Lucy Gordon/Jane Birkin que pour Eric Elmosnino/Gainsbourg), l’ambiance et le ton sont restitués avec talent. Ce film fait appel à la sensibilité de chacun, et a sans doute touché la mienne. Les nombreuses apparitions de « sa gueule », sous forme de marionnette aux yeux globuleux, oreilles décollées et nez crochu signent la touche personnelle du réalisateur. Le film vaut vraiment le coup d’oeil!
Notes:
* Conte : Celui de Joann Sfar. C’est Jane Birkin qui a tenu à insister sur le fait que même si tous les personnages ont réellement existé (ou existent encore), tous les dialogues et situations ne sont pas forcément authentiques…
* Joann Sfar : Il réalise son premier long métrage avec Gainsbourg. On le connaissait surtout pour ses bandes dessinées: Le chat du rabbin et Le petit vampire. On peut également admirer ses dessins de Gainsbourg pendant le générique du film.
* Lucy Gordon : Il leur a fallu rencontrer plus de 400 comédiennes avant de trouver celle qui jouerait le rôle de Jane Birkin: Lucy Gordon. Cette actrice que l’on avait déjà aperçue dans Les poupées russes s’est pendue le 20 mai 2009, alors que l’on découvrait à Cannes les premières images du film. C’est la première fois, dit-on, qu’une morte a joué le rôle d’une vivante…
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J’ai hésité à descendre Sara Forestier dans mon billet, car cela aurait été vraiment subjectif (je trouve que c’est une très mauvaise actrice), mais puisque tu ouvres le débat!
Sa prestation de France Gall frôlait le ridicule… En espérant qu’il y ait eu de sa part la volonté de la caricaturer de façon niaise voir comique.
Sinon, j’ai été très agréablement surprise par Laeticia Casta, très envoûtante dans le rôle de B.B. Mais globalement, si on oublie le passage de Sara Forestier, le casting est très réussi!
Il faut noter aussi la prestation de laetitia Casta en Bardot, époustouflante. Quant à Sarah Forestier (que par ailleurs j’aime beaucoup), il faudrait revoir des interview de France Gall de l’époque pour s’apercevoir que le trait est à peine forcé (ou alors lire ce qu’en dit gilles verlan dans son excellente biographie).
12:44
Encore une newsletter que je n’ai pas reçu grrr lol J’ai beaucoup aimé ce film. Je connaissais mal l’artiste mais le film donne envie de se plonger dans son univers même si ca reste un conte. Le seul truc qui m’ait dérangé, c’est Sara Forestier en France Gall, j’ai beaucoup de mal avec cette actrice.
Bisous,
Vlad